Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi votre Enfant-Jésus !

Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi votre Enfant-Jésus !

Oratoire de l'Enfant Jésus à Pontevedra

           

            Le titre est la prière que Sœur Lucie, apprit à un enfant qu'elle rencontra dans la rue vers la fin de 1925 à l'occasion de ses tâches habituelles dans le noviciat de Pontevedra.

            En ce 95 ème anniversaire de l'apparition principale de Pontevedra, nous consacrerons cette publication à rappeler ce que sœur Lucie a écrit à propos des apparitions de Pontevedra et de la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois.

            Les apparitions de Pontevedra (3) sont dans le prolongement de celles de Fatima. Dieu a confié une mission à Lucie ; Il a préparé sa messagère par un ange puis a donné ses ‘'consignes ‘' par sa Mère, d'abord à Fatima puis en suivant Lucie au cours de sa vie.

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            I   la préparation de Lucie   (500 mots) 

           10 ans avant les apparitions de Pontevedra il y a eu à Fatima les 3 apparitions silencieuses de l'ange. Puis l'année suivante, en 1916, ce même ange revint alors que Lucie était avec ses cousins Jacinthe et François. Il termina la première de ses 3 nouvelles apparition avec cette recommandation : ‘'Priez ainsi. Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs â la voix de vos supplications."   A la seconde il précisa : ‘'Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de Miséricorde''. A la dernière, il les communia après avoir à 3 reprises fait répéter la prière réparatrice envers Jésus Christ au cours de laquelle était cette phrase : ‘'Par les mérites infinis de son très Saint Cœur (de Jésus) et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs." Ainsi se trouvait souligné ce rôle uni des 2 Cœurs avec des actions d'écoute des supplications, de compassion avec des dessins de Miséricorde, de conversion des pécheurs.

          Dès la première apparition à la Cova da Iria, Notre Dame plonge les enfants dans le divin avec cette vision qui leur fait dire : "O Très Sainte Trinité, je vous adore, mon Dieu, mon Dieu, le vous aime dans le très Saint-Sacrement''. Affirmation de l'adoration du seul Dieu trinitaire dans le sacrement de l'Eucharistie, comme enseigné par l'ange l'année précédente.

         A la seconde apparition, Notre Dame dévoile la mission de Lucie : ‘'…tu resteras ici pendant un certain temps. Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. 

       C'est lors de celle de Juillet que Notre Dame commencera à donner des précisions, dans le cadre d'une révélation que les enfants devront garder pour eux seuls jusqu'à nouvel ordre.

  • C'est pour sauver les pécheurs qui vont en enfer que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.
  • Si on continue à offenser Dieu, après cette guerre qui va finir, en commencera une autre pire.
  • Pour empêcher cette guerre, Elle viendra demander la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé ET la communion réparatrice des premiers samedis du mois.

         La dévotion au Cœur Immaculé de Marie, a donc un double but : sauver les pécheurs, empêcher la nouvelle guerre, qui ne manquera pas de se produire car on continue à offenser Dieu. Emerveillons nous de la puissance de ce Cœur Immaculé sur Dieu ! Pour empêcher cette guerre qui rentre dans la logique de la Justice divine, Marie va mettre en avant sa Miséricorde (Elle dira à Pontmain : ‘'Mon Fils se laisse toucher'')

         Cette dévotion est donc réparatrice, elle comporte une communion qui a lieu plusieurs premiers samedis du mois, et Notre Dame reviendra pour la demander, ainsi que la consécration de la Russie.

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      II    La première rencontre à Pontevedra  (1000 mots)

         Il va s'écouler 8 ans avant que cette promesse ne s'accomplisse. Lucie sera encore préparée à son insu avec un épisode qui nous a servi d'introduction à cette publication

           ‘'J'allais vider une poubelle en dehors du jardin (le 15 février 1926). Au même endroit, quelques mois auparavant, j'avais rencontré un enfant à qui j'avais demandé s'il savait l'Ave Maria. Il m'avait répondu que oui, et je lui avais demandé de me le dire, pour l'entendre. Mais comme il ne se décidait pas à le dire seul, je l'avais récité trois fois avec lui. À la fin des trois Ave Maria, je lui ai demandé de le dire seul. Comme il restait silencieux et ne paraissait pas capable de le dire seul, je lui demandai s'il connaissait l'église Sainte-Marie. Il me répondit que oui. Je lui dis alors d'aller là tous les jours et de prier ainsi : “ Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi votre Enfant-Jésus !” Je lui appris cette prière, et je m'en allai. Ainsi sœur Lucie faisait un apostolat discret en s'assurant que les enfants connaissaient la prière à Notre Dame.

        Ces ‘'quelques mois auparavant ‘' permettent de situer cette première rencontre avant l'apparition du jeudi 10 décembre 1925, dans la soirée après le souper ou la très Sainte Vierge lui apparut et, à côté d'elle, porté par une nuée lumineuse, l'Enfant-Jésus. La très Sainte Vierge mit la main sur son épaule et lui montra, en même temps, un Cœur entouré d'épines qu'elle tenait dans l'autre main. Au même moment, l'Enfant lui dit : “ Aie compassion du Cœur de ta très Sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu'il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer.”

            Ensuite, la très Sainte Vierge lui dit : “ Vois, ma fille, mon Cœur entouré d'épines que les hommes ingrats m'enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois,

- le premier samedi,

- se confesseront,

- recevront la sainte Communion,

- réciteront un chapelet, 

- et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire,

- EN ESPRIT DE REPARATION, je promets de les assister à l'heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme.”»

            Elle en parla immédiatement à sa supérieure, mère Magalhaes. Lucie en fit part aussi au confesseur de la maison, D. Lino Garcia : « Celui-ci, raconte-t-elle, m'ordonna de tout écrire et de garder ces écrits dont on pourrait avoir besoin. » Mais il resta dans l'expectative. Lucie écrivit alors le récit de l'événement à son confesseur de l'Asilo de Vilar, Mgr Pereira Lopes, qui formula des réserves et conseilla d'attendre. Quelques jours après le 15 février, Lucie lui écrivit de nouveau.

            « Mon très révérend Père, je viens bien respectueusement vous remercier de l'aimable lettre que vous avez eu la bonté de m'écrire. Quand je l'ai reçue et que j'ai vu que je ne pouvais pas encore répondre aux désirs de la Sainte Vierge, je me suis sentie un peu triste. Mais je me suis tout de suite rendu compte que les désirs de la très Sainte Vierge étaient que je vous obéisse. Je me suis tranquillisée et, le lendemain, quand j'ai reçu Jésus à la communion, je lui ai lu votre lettre et je lui ai dit : “ Ô mon Jésus ! Moi, avec votre grâce, la prière, la mortification et la confiance, je ferai tout ce que l'obéissance me permettra et ce que vous m'inspirerez ; le reste, faites-le vous-même ...” 

            …. Donc, le 15 février, en revenant comme d'habitude (pour vider une poubelle en dehors du jardin), j'y trouvai un enfant qui me parut être le même (que précédemment), et je lui demandai alors : “ As-tu demandé l'Enfant-Jésus à notre Mère du Ciel ? ” L'Enfant se tourna vers moi et me dit : “ Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t'a demandé ?” Et, ayant dit cela, il se transforma en un enfant resplendissant. Reconnaissant alors que c'était Jésus, je lui dis :

            « Mon Jésus ! Vous savez bien ce que m'a dit mon confesseur dans la lettre que je vous ai lue. Il disait qu'il fallait que cette vision se répète, qu'il y ait des faits pour permettre de croire, et que la Mère supérieure ne pouvait pas, elle toute seule, répandre la dévotion dont il était question.

            – C'est vrai que la Mère supérieure, toute seule, ne peut rien, mais avec ma grâce, elle peut tout. Il suffit que ton confesseur te donne l'autorisation et que ta supérieure le dise pour que l'on croie, même sans savoir à qui cela a été révélé.

            – Mais mon confesseur disait dans sa lettre que cette dévotion ne faisait pas défaut dans le monde, parce qu'il y avait déjà beaucoup d'âmes qui Vous recevaient chaque premier samedi, en l'honneur de Notre-Dame et des quinze mystères du Rosaire.

            – C'est vrai, ma fille, que beaucoup d'âmes commencent, mais peu vont jusqu'au bout et celles qui persévèrent le font pour recevoir les grâces qui y sont promises. Les âmes qui font les cinq premiers samedis avec ferveur ET dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel me plaisent davantage que celles qui en font quinze, tièdes et indifférentes.

            – Mon Jésus ! Bien des âmes ont de la difficulté à se confesser le samedi. Si vous permettiez que la confession dans les huit jours soit valide ?

            – Oui. Elle peut être faite même au-delà, pourvu que les âmes soient en état de grâce le premier samedi lorsqu'elles me recevront et que, dans cette confession antérieure, elles aient l'intention de faire ainsi réparation au Sacré-Cœur de Marie.

            – Mon Jésus ! Et celles qui oublieront de formuler cette intention ?

            – Elles pourront la formuler à la confession suivante, profitant de la première occasion qu'elles auront de se confesser.”

            « Aussitôt après, Il disparut sans que je sache rien d'autre des désirs du Ciel jusqu'aujourd'hui. Et quant aux miens, poursuivait-elle, c'est qu'une flamme d'amour divin s'allume dans les âmes pour que, soutenues dans cet amour, elles CONSOLENT vraiment le Sacré-Cœur de Marie. J'ai du moins le désir de consoler beaucoup ma chère Mère du Ciel, en souffrant beaucoup pour son amour. »

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      III     Quelques remarques suite à ces 3 apparitions. (600 mots)

            Pour la première, Notre Seigneur Enfant ‘'prépare le terrain'' par un entretien banal mais qui lui réjouit Son Cœur, car Lucie Lui parle de sa Mère. La Mère et l'Enfant viendront très prochainement lui rendre visite pour définir cette dévotion réparatrice.

            Pour la seconde, notons le geste affectueux de Notre Dame. A la rue du bac, Catherine Labourée appuiera ses coudes sur les genoux de Notre Dame. A Fatima, Notre Dame restera inaccessible sur son arbre, et très lumineuse, comme à La Salette ou Maximin était éblouis et ne pouvait à peine lever les yeux. Là, Elle met sa main sur l'épaule de sœur Lucie, comme pour souligner l'importance de ce qu'Elle va lui dire (Il y a de quoi, c'est une dévotion qui permettra de sauver des millions d'âme si elle est répandue et approuvée et recommandée par le pape;  le fait de la répandre, la consolera des peines que lui causent les pécheurs ‘'et toi, tâche de me consoler et dis que ‘')

            Pour la troisième, remercions sœur Lucie d'avoir été notre avocate pour permettre plus facilement la pratique de cette dévotion. La confession un jour précis, le premier samedi lui était apparu une difficulté importante, car cela nécessitait la disponibilité d'un prêtre pendant plusieurs heures pour une seule paroisse ce jour précis.

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            C'est en mai 1930 que Notre Seigneur apportera quelques précisions supplémentaires par rapport au nombre 5 des samedis et à la difficulté de communier le samedi.

            "Ma fille, le motif en est simple. Il y a cinq espèces d'offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie:

            -les blasphèmes contre l'Immaculée Conception  

            -les blasphèmes contre sa Virginité

            - les blasphèmes contre sa Maternité Divine en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes.

            - Les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l'indifférence ou le mépris ou même la haine à l'égard de cette Mère Immaculée

            - les offenses de ceux qui l'outragent directement dans ses saintes Images

            Voilà ma fille le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m'a inspiré de demander cette petite réparation et, en considération de celle-ci, d'émouvoir ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l'offenser. Quant à toi, cherche sans cesse par tes prières et tes sacrifices, à émouvoir ma miséricorde à l'égard de ces pauvres âmes."

            «  La pratique de cette dévotion sera également acceptée le dimanche qui suit le premier samedi quand mes prêtres, pour de justes motifs, le permettront aux âmes.  » C'est donc non seulement la communion, mais c'est aussi la récitation du chapelet et la méditation sur le saint Rosaire qui peuvent être reportées au dimanche, pour de justes motifs dont les prêtres sont laissés juges. Remarquons une nouvelle fois le caractère catholique, ecclésial, du message de Fatima. C'est à ses prêtres et non à la conscience individuelle que Jésus confie le soin d'accorder cette facilité supplémentaire. (En plus du pouvoir donné aux seuls prêtres de consacrer et d'absoudre, c'est Notre Seigneur qui nous transmet cette prérogative supplémentaire du prêtre pour notre salut, et Il le fait dans le cadre du message de Fatima)

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            En ce jour anniversaire, prions Dieu pour qu'il nous donne des prêtres qui offrent le sacrifice par excellence, pour pouvoir communier et nous confesser. (Demandons à notre prêtre de nous aider dans cette pratique en dirigeant le quart d'heure de méditation à l'occasion de la messe du premier samedi du mois)

            Mon Dieu, donnez-nous des prêtres

            Mon Dieu, donnez-nous de saints prêtres

            Mon Dieu, donnez-nous de nombreux saints prêtres

            Mon Dieu, donnez-nous de nombreuses vocations religieuses. 


Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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