Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive l'autorité.

Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive l'autorité.

St Rémi   (Eglise St Pierre, Charenton le Pont, Val de Marne )

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         Le titre est tiré du testament de St Rémi à propos de la mission confié à la France par le baptême de Clovis et de la sanction que le roi de France encourra s'il ne remplit pas cette mission (Notre publication d'hier) Le pape Grégoire IX avait dit à saint Louis, en substance : ‘' Dieu a constitué dans le monde entier des royaumes. Parmi eux le peuple d'Israël avait été choisi pour donner naissance au Seigneur pour l'accomplissement des mystérieux dessins de la bonté divine. Et de la même manière, le royaume de France se distingue par une vocation particulière ; il est comme Israël l'élu de Dieu pour l'exécution du plan divin. ‘'

            Auparavant, comme nous le rapporte l'abbé Augustin Léman (Juif converti à 18 ans avec son frère jumeau Joseph), le pape Etienne II avait fait à Pépin le Bref ce parallèle des deux pays : ‘'La maison de Juda était établie pour préparer et fournir la nature humaine de la personne du Christ à venir''. ‘' La maison de France a été suscitée pour garder et défendre l'église, œuvre du Christ…….''. L'abbé continue le parallèle à propos du Christ, pour la maison d'Israël et pour la maison de France. L'un pour préparer l'avènement de sa personne, l'autre pour sauvegarder son œuvre et assurer son règne. L'origine de ces deux maisons est analogue ; Un envoyé de Dieu : Samuel d'un côté, saint Rémi pour l'autre. La vaillance au combat : Le fier Sicambre, et le Lion de Juda, Ces deux maisons sont sauvées par une héroïne, Judith et Jeanne d'Arc. Par contre, des revers manifestes les ramèneront dans le chemin de la mission. Joseph Léman, également abbé, fera d'autres parallèles : D'abord sur les familles régnantes, David et ses descendant, Clovis, Charlemagne, saint Louis, La Terre des Lys (Celui de Jessé, les 3 lys de la France), celle de Marie (Sa patrie, son Royaume), Les deux maisons ornées des même devises : (Digitus Dei hic, dans ce qui m'arrive, c'est le doigt de Dieu , pour la devise de la Judée, Gesta Dei par Francos, les gestes de Dieu par les Francs pour la maison de France) Le parallèle est encore présent avec ces successions de dynastie semblables, ou la France comme Israël verra s'éteindre 3 dynastie par 3 frères, régnant sans succession, ce que nous allons développer pour la France.

            C'est ce même Pépin le bref qui à la demande du pape Etienne II avait défendu Rome menacé par les Lombards et remis au pape, en 756 les 22 villes conquises pour assurer la souveraineté temporelle du pape protégeant l'indépendance de son autorité spirituelle. En une sorte de remerciement le pape Paul Ier successeur d'Etienne II écrira au roi : ‘'Le nom de votre nation est élevé au-dessus des autres nations, est le royaume des Francs brille avec éclat aux yeux de Dieu par la gloire qu'il a, d'avoir des rois libérateurs de l'église catholique et apostolique''

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            I   La fin de la dynastie des Capétiens (330 mots)

            La première atteinte à l'autorité du pape fut portée par la conclusion du différent qui opposa pendant quelques années le roi Philippe le Bel au pape Boniface VIII. Le premier voulu prélever des impôts sur les clercs qui relevaient de l'autorité du pape. Le pape âgé usa de mélanges d'exhortations amicales et de menaces, pour faire céder le roi ‘'"Nous exhortons donc ta sérénité royale à recevoir avec respect les remèdes que t'offre la main paternelle et à corriger ton erreur. Conserve notre bienveillance et celle du saint siège, et ne nous force pas à recourir à des moyens inusités que nous n'emploierions que malgré nous alors que nous y serions réduit par la justice.". Il finit par envoyer un légat dont le choix indisposa encore plus le roi qui réunit pour la première fois les états généraux. De son côté, le pape, à Rome réunit un concile. Le pape prépara une bulle pour déposer le roi. Ce dernier qui eut vent du projet décida d'empêcher physiquement le pape de réaliser cet acte. Il envoya Nogaret et Colonna qui se rendirent à Agnani, ou le pape séjournait habituellement. Sur place, avec des mercenaires, le 8 septembre 1303, ils brisèrent les portes du palais. Le pape de 86 ans, assis sur la chaire apostolique, les attendait revêtu de ses habits pontificaux (manteau, tiare, clefs, crosse) Les violences verbales de Colonna furent accompagnées d'une frappe à la joue du vieillard avec son gantelet qui fut ensuite longuement outragé jusqu'à ce que la population d'Agnani finisse par chasser les français. Le pape mourut quelques jours après, mais, si cette expédition remplit d'horreur le monde chrétien, personne ne s'arma pour la défense du saint siège ainsi officiellement humilié. Les princes chrétiens subirent la guerre de cent ans qui prit fin avec l'intervention de Jeanne d'Arc, et la dynastie des capétiens s'éteignit par le règne des 3 fils de Philippe le bel, sans succession : (Louis X, 1316 ; Philippe V, 1322 ; Charles IV 1328)

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            II La fin de la dynastie des Valois  (800  mots)

            François Ier favorisa la diffusion en France des idées païennes de la renaissance et répondit favorablement aux princes allemands protestants qui s'opposaient à Charles-Quint, favorisant ainsi la progression en France des idées de la Réforme. Son opposition à Charles-Quint lui fit également conclure une alliance avec le sultan Soliman le Magnifique, ce qui fit que les armées de son petit Fils, Charles IX furent absentes de la bataille de Lépante le 7 octobre 1571. On était en France, en pleine guerre de religion et contre les armés de la Réforme, le roi avait remporté la victoire de Moncontour le 3 octobre 1569, grâce au renfort de 500 cavaliers que le pape Pie V lui avait envoyé et qui le mettait alors en position de force pour le traité qui devait suivre. Le pape lui écrivit une lettre ou il disait'' Votre majesté veut faire fleurir son royaume, elle doit travailler à extirper l'hérésie. Elle ne doit souffrir dans ces états que l'exercice de la religion catholique, qui a presque commencé avec la monarchie, et que les rois très chrétiens, vos prédécesseurs, ont professé et maintenu avec tant de zèle. Tant qu'il y aura partage dans les esprits en fait de religion, votre majesté n'en recevra qu'inquiétude et le royaume sera un sanglant théâtre de continuelles factions….'')

            Le roi tardant à négocier sur cette victoire, le pape insista dans une lettre du 23 avril 1570 : ‘'       nous ne pouvons en aucune manière manquer à avertir personnellement votre majesté, relativement à cette paix qui est, dit-on, ou déjà conclue, ou à la veille de se conclure. Nous, en effet, libre de tout intérêt propre, n'ayant en vue que la cause de Dieu, votre salut et celui du royaume, après avoir mûrement examiné une telle affaire, nous vous avertissons (et cet avis n'est que trop vrai et certain) qu'une telle paix ne serait point une paix véritable mais la source des plus grandes calamités de ce royaume……. ‘'.

            Effectivement c'est le 27 juin 1570 qu'à Arnay le Duc, l'armée royale de 12 000 hommes fut battue par les 4 000 hommes de Gaspart II de Coligny. Charles IX dut signer, en très mauvaise position, le 8 août 1570 la paix de Saint-Germain qui donnait aux protestants la liberté de culte dans toute la France, l'admission aux fonctions publiques et quatre places fortes.

            Si les puissances catholiques s'en indignèrent, le pape Pie V lui en pleura. Il le dit dans une lettre du 23 septembre 1570 au cardinal Charles de bourbon.   ‘' ….Nous ne pouvons, en effet, sans verser des larmes, songez combien cette pacification est déplorable pour nous et pour tous les gens de bien, combien elle est dangereuse et de combien de regrets elle sera la source ! Plut à Dieu que le roi eut pu comprendre ce qui est très vrai et très manifeste, c'est-à-dire qu'il est exposé à de plus grand danger depuis la conclusion de cette paix, par les menées sourdes et la fourberie de ses ennemis, qu'il ne l'était durant la guerre. Aussi faut-il craindre que Dieu n'ait abandonné le roi lui-même et ceux qui l'ont conseillé, à leur sens réprouvé, de manière que voyant, ils ne vissent pas, entendant, ils n'entendissent pas ce qu'ils auraient dû voir et entendre…..''

            Le pape Sixte V, successeur de Pie V écrivit à 2 reprises à Henri III qui ne voulait pas publier en France les décrets du Concile de Trente par crainte des protestants. C'est en 1588 que par voie diplomatique il lui dira : ‘' Pour avoir refusé de le publier, le roi et son royaume éprouvent la colère de Dieu, mais, s'il persiste dans son refus, il court à sa damnation. Il s'éteindra avec la race des Valois, et ne laissera d'autres héritiers que la honte de son nom : car on ne ruse pas avec Dieu comme avec la maison de Guise ; on peut tromper le monde avec de belles paroles, mais Dieu pénètre le fond des cœurs. Que le roi publie donc le concile, et qu'il publie sans condition. …..''

            Quelques semaines plus tard le pape renouvela donc sa tentative toujours par voie diplomatique   ‘'…..Si le roi ne veut pas publier le concile, Dieu aussi ne le reconnaîtra plus pour roi, qu'il ne sortira d'un embarras ou d'un danger que pour retomber dans dix autres plus grands encore, et que sa maison cessera, de régner et d'exister avec lui : car Dieu, qui est fidèle à ses promesses comme en ses menaces à dit : ‘' je glorifierai quiconque m'honorera ; mais ceux qui me méprisent seront méprisés. »    Henri III resta sourd : Il fut assassiné l'année suivante.

            Ainsi les 3 fils d'Henri II régnèrent et disparurent sans succession ; François II, mort en 1560, Charles IX en 1574 Henri III en 1589, et la dynastie des Valois s'éteignit de la même façon que celle des Capétiens.

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            III La fin de la dynastie des Bourbons   (800  mots)

            L'implication de la France dans la guerre de 30 ans, aux côtés des ennemis de l'Espagne catholique se termina par les traités de Westphalie et des Pyrénées. Pour la première fois en Europe, la paix n'était plus sous la garantie de la papauté qui ne voulut pas donner une sorte de caution spirituelle à des signataires qui n'étaient pas tous catholiques. Nous avons vu vendredi dernier les demandes du Sacré-Cœur à Louis XIV pour qu'il puisse triompher de ses ennemis. Son refus, confirmé par Notre Seigneur à sœur Lucie en août 1931, entraîna son malheur. (Et Notre Seigneur prendra cet exemple du pays qu'il s'était choisi pour porter du fruit, en donnant l'ordre à sœur Lucie de le transmette aux autorités de son Eglise : ‘' Fais savoir à mes ministres étant donné qu'ils suivent l'exemple du Roi de France en retardant l'exécution de ma demande, qu'ils le suivront dans le malheur ‘'

            L'alliance conclue initialement par François Ier puis ses successeurs avec les ottomans fit que la France fut absente des 2 grandes batailles contre le monde musulman. Celle de Lépante le 7 octobre 1571 (Victoire du Rosaire) et également celle du siège de Vienne le 12 septembre 1683 (Institution du saint Nom de Marie.

            Louis XIV s'opposa au pape Innocent XI au sujet de 2 affaires. L'une concernant les revenus de certains évêchés en France, dite affaire de la ‘'régale ‘'ou le roi voulut étendre à tous les évêchés de France le privilège accordé à seulement certains d'entre eux : Récupérer leurs bénéfices pendant le temps ou ils étaient ‘'vacants''. (Sans encore de titulaires après la mort du précédent) le roi publia alors une déclaration dite des 4 articles (22 mars 1682) ou d'une part l'Eglise de France, par ses évêques, se mettait en dehors de l'enseignement de l'Eglise Universelle ; et d'autre part, les souverains et les rois n'étaient soumis à aucune puissance ecclésiastique dans l'ordre temporel. A ce sujet, Mgr Delassus écrivit : ‘' 'En privant la royauté de l'appui qu'elle avait pris dès l'origine au trône de Jésus-Christ, ce décret faisait perdre au trône des rois très chrétiens son prestige et sa stabilité. La souveraineté ne gardait plus d'autres soutiens que l'opinion nationale, si facile à tourner, si prompte à conspuer aujourd'hui ce qu'elle adorait hier''. La seconde affaire concernait la ‘'franchise des quartiers de Rome'' dans lesquelles ‘'l'immunité diplomatique'' enlevait tout droit de regard du pape sur ces territoires. Le pape Innocent XI le 12 mai 1687 abolit les franchises du quartier des ambassadeurs à Rome et excommunia quiconque prétendrait les conserver. Les puissances européennes se soumirent saufs Louis XIV qui refusa de reconnaître ou pas le droit d'être maître dans sa capitale. Le 16 novembre suivant, l'ambassadeur de France fit son entrée à Rome avec une escorte de 800 hommes armés et fit garder militairement sa résidence. Dans les 2 affaires, Louis XIV finit par céder ; pour la première, il écrivit au pape Innocent XII le 14 septembre 1693 ‘'Je suis bien aise de faire savoir à votre sainteté que j'ai donné les ordres nécessaires pour que les choses contenues dans mon édit du 22 mars ne soit pas observées. » On peut remarquer que Louis XIV ne révoquait jamais en bonne et due forme cet édit de 1682 il se contenta de ne pas le faire exécuter. Mais ces choses contenues dans son édit inspirèrent un siècle plus tard ceux qui écrivirent la déclaration des droits de l'homme de 1789 '' Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation ; nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément'' C'est ce principe qui proclame la non dépendance des lois humaines vis-à-vis des lois divines et qui régit presque tous les états sur la terre.

            L'arrière-petit-fils de Louis XIV, Louis XV ne respecta pas les engagements de son sacre. En effet, les ennemis de l'Eglise s'étaient organisés dès 1717 et se développèrent rapidement. Sous le règne de louis XV, les papes Clément XII en 1738 avec la bulle ‘'in eminenti apostolatus specula'' et  Benoit XIV en 1751, avec ‘'Providas Romanorum'', condamnèrent ces associations. En France, elles purent se développer sans obstacles au point que lorsque son petit fils Louis XVI fut confronté à la Révolution, ces ennemis de l'Eglise et de la France tenaient plus de 60 loges et étaient éparpillées dans presque toutes les villes du royaume.

            Louis XVI se souvint du message de Notre Seigneur que son ancêtre avait reçu. Il rédigea alors le vœu ci-dessous, probablement entre le printemps 1791 et le 10 août 1792, qu'il transmit à son confesseur Eudiste, le bienheureux Père François-Louis Hébert. Lorsqu'il écrivit cette promesse, le roi avait déjà perdu tous ses pouvoirs. Quelques mois après, Il était exécuté, pardonnant ceux qui l'avaient condamné. Ses deux frères Louis XVIII, puis Charles X se succédèrent sur le trône sans héritiers. Ainsi pour la troisième fois, la dynastie des rois de France s'éteignait avec 3 frères régnant sans succession. 

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            IV  Le vœu de Louis XVI  (950 mots)

            Vous voyez, ô mon Dieu ! Toutes les plaies qui déchirent mon cœur, et la profondeur de l'abîme dans lequel je suis tombé. Des maux sans nombre m'environnent de toutes parts. A mes malheurs personnels et à ceux de ma famille, qui sont affreux, se joignent pour accabler mon âme, ceux qui couvrent la face du royaume. Les cris de tous les infortunés, les gémissements de la religion opprimée retentissent à mes oreilles, et une voix intérieure m'avertit encore que peut-être votre justice me reproche toutes ces calamités, parce que, dans les jours de ma puissance, je n'ai pas réprimé la licence du peuple et l'irréligion, qui en sont les principales sources ; parce que j'ai fourni moi-même des armes à l'hérésie qui triomphe, en la favorisant par des lois qui ont doublé ses forces et lui ont donné l'audace de tout oser.

            Je n'aurai pas la témérité, ô mon Dieu ! De me justifier devant vous ; mais vous savez que mon cœur a toujours été soumis à la foi et aux règles des mœurs ; mes fautes sont le fruit de ma faiblesse et semblent dignes de votre grande miséricorde. Vous avez pardonné au roi David, qui avait été cause que vos ennemis avaient blasphémé contre vous ; au roi Manassès, qui avait entraîné son peuple dans l'idolâtrie. Désarmé par leur pénitence, vous les avez rétabli l'un et l'autre sur le trône de Juda ; vous les avez fait régner avec paix et gloire. Seriez-vous inexorable aujourd'hui pour un fils de saint Louis, qui prend ces rois pénitents pour modèles, et qui, à leur exemple, désire réparer ses fautes et devenir un roi selon votre cœur ? O Jésus-Christ ! Divin Rédempteur de toutes nos iniquités, c'est dans votre Cœur adorable que je veux déposer les effusions de mon âme affligée. J'appelle à mon secours le tendre Cœur de Marie, mon auguste protectrice et ma mère, et l'assistance de saint Louis, mon patron et le plus illustre de mes aïeux.

            Ouvrez-vous, Cœur adorable, et par les mains si pures de mes puissants intercesseurs, recevez avec bonté le vœu satisfactoire que la confiance m'inspire et que je vous offre comme l'expression naïve des sentiments de mon cœur.

VŒU :

            Si, par un effet de la bonté infinie de Dieu, je recouvre ma liberté, ma couronne et ma puissance royale, je promets solennellement :

            1. De révoquer le plus tôt possible toutes les lois qui me seront indiquées, soit par le Pape, soit par quatre évêques choisis parmi les plus vertueux de mon royaume, comme contraires à la pureté et à l'intégrité de la foi, à la discipline et à la juridiction spirituelle de la sainte Église catholique, apostolique, romaine, et notamment la Constitution civile du clergé ;

            2. De rétablir sans délai tous les pasteurs légitimes et tous les bénéficiers institués par l'Église, dans les bénéfices dont ils ont été injustement dépouillés par les décrets d'une puissance incompétente, sauf à prendre les moyens canoniques pour supprimer les titres de bénéfices qui sont moins nécessaires, et pour en appliquer les biens et revenus aux besoins de l'État ;

            3. De prendre, dans l'intervalle d'une année, tant auprès du Pape qu'auprès des évêques de mon royaume, toutes les mesures nécessaires pour établir, suivant les formes canoniques, une fête solennelle en l'honneur du Sacré Cœur de Jésus, laquelle sera célébrée à perpétuité dans toute la France, le premier vendredi après l'octave du Saint Sacrement, et toujours suivie d'une procession générale, en réparation des outrages et des profanations commis dans nos saints temples, pendant le temps des troubles, par les schismatiques, les hérétiques et les mauvais chrétiens ;

            4. D'aller moi-même en personne, sous trois mois à compter de ma délivrance, dans l'église Notre-Dame de Paris, ou dans toute autre église principale du lieu où je me trouverai, et de prononcer, un jour de dimanche ou de fête, au pied du maître-autel, après l'offertoire de la messe, et entre les mains du célébrant, un acte solennel de consécration de ma personne, de ma famille et de mon royaume au SACRÉ CŒUR DE JÉSUS, avec promesse de donner à tous mes sujets l'exemple du culte et de la dévotion qui sont dus à ce Cœur adorable ;

            5. D'ériger et de décorer à mes frais, dans l'église que je choisirai pour cela, dans le cours d'une année à compter du jour de ma délivrance, une chapelle ou un autel qui sera dédié au Sacré Cœur de Jésus, et qui servira de monument éternel de ma reconnaissance et de ma confiance sans bornes dans les mérites infinis et dans les trésors inépuisables de grâce qui sont renfermés dans ce Cœur Sacré ;

            6. Enfin, de renouveler tous les ans, au lieu où je me trouverai, le jour qu'on célébrera la fête du Sacré Cœur, l'acte de consécration exprimé dans l'article quatrième, et d'assister à la procession générale qui suivra la messe de ce jour.

            Je ne puis aujourd'hui prononcer qu'en secret cet engagement, mais je le signerais de mon sang s'il le fallait, et le plus beau jour de ma vie sera celui où je pourrai le publier à haute voix dans le temple.

            O CŒUR ADORABLE DE MON SAUVEUR ! Que j'oublie ma main droite et que je m'oublie moi-même, si jamais j'oublie vos bienfaits et mes promesses, et cesse de vous aimer et de mettre en vous ma confiance et toute ma consolation.

Ainsi soit-il.

Louis de France

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            Litanie du Sacré-Cœur (Suite) 

Cœur de Jésus, percé par la lance, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus, source de toute consolation, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus, notre vie et, notre résurrection, ayez pitié de nous.

 Cœur de Jésus, notre paix et, notre réconciliation, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus, victime, des pécheurs, ayez pitié de nous.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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