Samedi 18 mars : Prière proposée par le Père Frédéric Vollaud, chapelain

Samedi 18 mars : Prière proposée par le Père Frédéric Vollaud, chapelain

Semaine #64 : Père Frédéric Vollaud, chapelain du sanctuaire d'Ars

Je prie avec l'Acte d'Amour (prière très aimée du Curé d'Ars), ci-après commenté en fonction de la vie du saint Curé :

Je vous aime, ô mon Dieu, 
et mon seul désir est de vous aimer 
jusqu'au dernier soupir de ma vie.

  • L'amour de Dieu. C'est cela qui éclaire toute la vie de saint Jean-Marie Vianney. Depuis sa première confession, sa première communion, dans ses prières simples d'enfant, s'émerveillant de la nature, devant ses propres faiblesses, dans toute sa manière d'être prêtre, il a été saisi par cet amour et n'a eu qu'un unique désir : « gagner beaucoup d'âmes au Bon Dieu » pour que nombreux soient ceux qui connaissent le bonheur d'aimer Dieu et d'être aimés de Lui.

Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, 
et j'aime mieux mourir en vous aimant 
que de vivre un seul instant sans vous aimer.

  • La réponse à cet amour de Dieu est vitale.                                                                          
    C'est le trésor le plus précieux d'une existence humaine.
    Vivre de Dieu afin de vivre pour Dieu. Voilà le seul bonheur de l'homme qui vaut tous les sacrifices, y compris celui de notre propre vie.

Je vous aime, ô mon Dieu, 
et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur
de vous aimer parfaitement.

Je vous aime, ô mon Dieu, 
et je n'appréhende l'enfer que parce qu'on n'y aura jamais 
la douce consolation de vous aimer.

  • Le ciel c'est aimer Dieu parfaitement. Là doit être le désir de notre cœur, Nous sommes faits pour cet amour. C'est là que nous trouverons le bonheur le plus parfait, celui qui nous comblera vraiment. Sur la terre, il y a encore des limites à cause de ce que je suis. Au ciel, Dieu pourra être tout en tous. L'enfer, c'est l'impossibilité d'aimer.

Ô mon Dieu, 
si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, 
du moins je veux que mon cœur
vous le répète autant de fois que je respire.

  • Elle est belle cette litanie de l'amour qui peut jaillir au rythme des battements de notre cœur. Cette louange ne s'épuise pas et n'épuise pas si elle sort d'un cœur qui sait d'abord accueillir l'amour infini de Dieu et se laisser traverser par lui. "Si ta langue est muette, que ta vie soit une acclamation !" (Saint Augustin)

Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, 
de vous aimer en souffrant, 
et d'expirer un jour en vous aimant 
et en sentant que je vous aime.

  • La spiritualité de l'époque (volontiers dominée un jansénisme – condamné par le véritable catholicisme – qui insiste sur le rigorisme et sur la punition du péché) aurait vite fait d'appuyer sur les mots « souffrir », « souffrant »... Saint Jean-Marie Vianney insiste davantage sur AIMER. C'est la seule réalité qui donne du sens à nos souffrances, à notre vie, à notre mort.

Et plus j'approche de ma fin,
plus je vous conjure d'accroître mon amour
et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.

  • Ce que saint Jean-Marie Vianney demande lorsqu'il envisage sa mort, ce n'est pas la perfection morale. Ce qu'il demande avant tout c'est la grâce d'un amour aussi vaste que son cœur d'homme et de prêtre puisse laisser passer et rejoindre Dieu à travers tous ceux qui auront croisé le chemin de sa vie. Car seul, l'amour ne passera jamais... Il dit ce que nous sommes et qui est Dieu ! 

Découvrez l'Email du Samedi Notre Histoire avec Marie #64

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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