Facebook Pixel"Ce qui permet de réaliser de grandes choses, c'est l'amour!" - Hozana

"Ce qui permet de réaliser de grandes choses, c'est l'amour!"

"Ce qui permet de réaliser de grandes choses, c'est l'amour!"

Dimanche 18 octobre 2020, 29ème dimanche du Temps Ordinaire, année A


Oraison:

Père éternel et tout-puissant, fais-nous toujours vouloir ce que tu veux et servir ta gloire d'un cœur sans partage.


Lectures de la messe

Première lecture (Is 45, 1.4-6)

Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus, qu'il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée : « À cause de mon serviteur Jacob, d'Israël mon élu, je t'ai appelé par ton nom, je t'ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas. Je suis le Seigneur, il n'en est pas d'autre : hors moi, pas de Dieu. Je t'ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l'on sache, de l'orient à l'occident, qu'il n'y a rien en dehors de moi. Je suis le Seigneur, il n'en est pas d'autre. » – Parole du Seigneur.


Psaume (Ps 95 (96), 1.3, 4-5, 7-8, 9-10ac)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles ! Il est grand, le Seigneur, hautement loué, redoutable au-dessus de tous les dieux : néant, tous les dieux des nations ! Lui, le Seigneur, a fait les cieux. Rendez au Seigneur, familles des peuples, rendez au Seigneur la gloire et la puissance, rendez au Seigneur la gloire de son nom. Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis. Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté : tremblez devant lui, terre entière. Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » Il gouverne les peuples avec droiture.


Deuxième lecture (1 Th 1, 1-5b)

Paul, Silvain et Timothée, à l'Église de Thessalonique qui est en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus Christ. À vous, la grâce et la paix. À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières. Sans cesse, nous nous souvenons que votre foi est active, que votre charité se donne de la peine, que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père. Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui. En effet, notre annonce de l'Évangile n'a pas été, chez vous, simple parole, mais puissance, action de l'Esprit Saint, pleine certitude. – Parole du Seigneur.


Évangile (Mt 22, 15-21)

En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d'Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n'est pas selon l'apparence que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à César, l'empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l'impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d'un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » – Acclamons la Parole de Dieu.


“Tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité.”


Frères et sœurs bien aimés, quelle belle déclaration dans la bouche des pharisiens, dans l'Evangile de ce jour!

Jésus est donc l'Homme de la Vérité, l'homme qui enseigne les voies du Seigneur…!

Malgré la déclaration des pharisiens, nous savons le sort qui sera réservé in fine à Jésus, et aujourd'hui encore, les choses n'ont pas beaucoup changé…

Et nous, quelle est notre attitude vis-à-vis de Jésus, de son enseignement?

C'est peut être à nous, à chacun de nous qu'est posée la question de notre réception de l'enseignement de Jésus, de son enseignement dans sa globalité et non de manière parcellaire, selon notre convenance.


“Je suis le Seigneur, il n'en est pas d'autre.”


Nous sommes invités à entrer dans cette reconnaissance d'un Dieu au delà de tout créé, et qui se révèle à nous en Jésus Christ.

Nous sommes invités à contempler Jésus, Fils de Dieu, dans son humanité et sa divinité, comme les deux temps d'une même histoire du Salut, une Histoire du Salut qui s'écrit pour nous, pour chacun de nous, pour notre Rédemption.

Nous sommes invités à entrer dans cette humilité de Jésus et de Marie, nous sommes invités à nous faire tout petits, pour accueillir en nous le mystère de sa toute Puissance, qui vient en nous, qui vient en nos âmes, afin de les purifier, les sanctifier, labourer ces terres en profondeur, et y semer des graines de sainteté.


“Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.”


Lorsque les pharisiens interrogent Jésus, ils savent, comme nous l'avons dit, que Jésus a ce souci de la Vérité et de la Justice.

Et ils abordent un sujet clivant, que Jésus ne va pas refuser d'aborder.

Jésus va donc répondre à la question posée, en indiquant qu'il convient de “Rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.” 

La réponse nous engage en tant que chrétiens, dans une attitude qui n'est pas toujours aisée, une attitude qui tient compte des lois civiles, tout en prenant en compte, les enseignements du Christ et de l'Eglise, avec les exigences qui leur sont propres.

Cela veut dire notamment, que nous sommes en capacité de faire entendre une voix discordante, qui voudrait être force de proposition, tout en prenant conscience que nous ne pouvons être que des acteurs parmi d'autres, au sein d'un débat dans lequel évoluent des sensibilités diverses. 

L'actualité nous invite peut-être à mûrir dans cette réflexion, à éviter certainement toute forme de violence.

Dans son encyclique “Fratelli Tutti”, le Pape François nous invite à la fraternité, une fraternité qui dépasse les frontières, quelles qu'elles soient, une fraternité qui nous invite à la rencontre de l'inconnu, qui nous invite  la rencontre de notre prochain, quel qu'il soit, à l'accueillir comme il se présente à nous dans cet instant qui nous est donné. Le Pape François nous invite surtout à l'amour, un amour comme ce lien universel entre les peuples, comme ce qui nous permet de nous rencontrer, quel que soit notre origine, notre couleur de peau, notre religion, dans une rencontre authentique, une rencontre en vérité 


“La teneur spirituelle d'une vie humaine est caractérisée par l'amour qui est somme toute « le critère pour la décision définitive concernant la valeur ou la non-valeur d'une vie humaine ».(1) Cependant, il y a des croyants qui pensent que leur grandeur réside dans l'imposition de leurs idéologies aux autres, ou dans la défense violente de la vérité ou encore dans de grandes manifestations de force. Nous, croyants, nous devons tous le reconnaître : l'amour passe en premier, ce qui ne doit jamais être mis en danger, c'est l'amour ; le plus grand danger, c'est de ne pas aimer (cf. 1 Co 13, 1-13). (2)


Une défaillance technique sur un équipement, me contraignit hier à me déplacer, et alors que je prenais un café, un homme, Sénégalais, vint vers moi, afin d'aborder un sujet d'actualité. 

Au final, nous réfléchissions dans l'esprit de “Fratelli Tutti”, et nous découvrions combien cette rencontre nous donnait de vivre quelque chose qui clairement, nous dépassait!


“Rendez au Seigneur, familles des peuples, rendez au Seigneur la gloire et la puissance.”


Puissions-nous donc, au milieu de ce monde, avec ses contraintes, avec ses lois, ses coutumes, dans le respect de chacun, découvrir que nous sommes avant tout appelés à un mystère qui nous dépassera toujours, à vivre dans la Jérusalem Céleste, à vivre avec l'Agneau!

Dans l'espérance de ce jour, frères et sœurs bien aimés, ne manquons pas l'occasion qui nous est donnée, de vivre d'un amour vrai, d'une charité sans faille!


Nous nous associerons à tous nos frères, pour porter dans nos prières, Samuel Paty, décapité vendredi 16 octobre .

Nous prierons pour lui, nous prierons pour sa famille, pour ses proches, pour ses élèves, et nous prierons également pour la pais, et pour que l'amour soit toujours le sentiment qui anime nos coeurs et nos pensées à l'exemple de Celui qui nous a tant aimé, Jésus Christ!

Amen.

(1)Benoît XVI, Lettre enc. Deus caritas est (25 décembre 2005), n. 15 : AAS 98 (2006), p. 230.

(2) LETTRE ENCYCLIQUE FRATELLI TUTTI DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS SUR LA FRATERNITÉ ET L'AMITIÉ SOCIALE


POURQUOI FAUT IL PRIER MARIE

avec le Père Antoine d'EUDEVILLE


Pourquoi faut-il prier la Vierge Marie ? 



Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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