Facebook Pixel"Ne craignez pas ! " - Hozana

"Ne craignez pas ! "

"Ne craignez pas ! "

Vendredi 16 octobre 2020, 28ème Semaine du Temps Ordinaire, année A

Ste Edwige, religieuse ; Ste Marguerite-Marie Alacoque, vierge

Mémoire facultative


Oraison:

Seigneur notre Dieu, ouvre nos cœurs à l'intelligence des Écritures afin que nous portions témoignage à ton Fils qui est mort pour nous et qui vit avec toi et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

 

Lectures de la messe

Première lecture (Ep 1, 11-14)

Frères, dans le Christ, nous sommes devenus le domaine particulier de Dieu, nous y avons été prédestinés selon le projet de celui qui réalise tout ce qu'il a décidé : il a voulu que nous vivions à la louange de sa gloire, nous qui avons d'avance espéré dans le Christ. En lui, vous aussi, après avoir écouté la parole de vérité, l'Évangile de votre salut, et après y avoir cru, vous avez reçu la marque de l'Esprit Saint. Et l'Esprit promis par Dieu est une première avance sur notre héritage, en vue de la rédemption que nous obtiendrons, à la louange de sa gloire. – Parole du Seigneur.


Psaume (Ps 32 (33), 1-2, 4-5, 12-13)

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes ! Hommes droits, à vous la louange ! Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, jouez pour lui sur la harpe à dix cordes. Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu'il fait. Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour. Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine ! Du haut des cieux, le Seigneur regarde : il voit la race des hommes.


Évangile (Lc 12, 1-7)

En ce temps-là, comme la foule s'était rassemblée par milliers au point qu'on s'écrasait, Jésus, s'adressant d'abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est couvert d'un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l'oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c'est celui-là que vous devez craindre. Est-ce que l'on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous. Or pas un seul n'est oublié au regard de Dieu. À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu'une multitude de moineaux. » – Acclamons la Parole de Dieu.


“Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c'est celui-là que vous devez craindre.”


Chers frères et sœurs, pendant plusieurs mois, l'église Notre Dame des Champs a vu l'autel de la Vierge, encombré d'un impressionnant échafaudage sur lequel évoluaient, comme de laborieuses petites Fourmies, des restaurateurs d'œuvres d'art.

Leur travail avait pour objet, la restauration d'une merveilleuse œuvre de Joseph Aubert, Le triomphe de Marie”.

Je vous invite vivement de tout cœur, à venir découvrir cette peinture et prier Marie.

Ce petit aparté pour montrer le lien entre les promesses de Dieu, et la manière dont il les accomplit dans notre histoire, et dont la fresque d'Aubert est une illustration.

Nombre d'auteurs se sont employés à raconter les merveilles de Dieu, et l'Evangile que nous lisons aujourd'hui, est une poursuite de cette histoire du Salut, une histoire du Salut qui nous invite à entrer dans la confiance, certains que le Seigneur est fidèle en ses promesses, qu'Il nous connaît jusqu'au plus intime de nous-même.

L'image qui me vient à l'esprit, est celle de ce Père plein de Tendresse, qui se penche vers son fils, sa fille, qui répond à toutes ses demandes, qui a souci de toutes ses préoccupations.

Si, dans nos relations humaines, paternelles, nous pouvons connaître des hauts et des bas, le Seigneur Lui, est toujours là, fidèle en son Amour, toujours présent, toujours prêt à répondre à notre désir de le rencontrer, notre besoin de son Amour, de sa Tendresse.

Si nous sommes invités à vivre dans la confiance, cela nous invite cependant à agir selon la Vérité, à fuir, l'hypocrisie et le mensonge.

Nous sommes véritablement invités à vivre dans la vérité, une vérité qui fait de nous des fils et des filles de lumière, libérés de toute entrave du péché, libres devant Dieu, prêts à tous moments à comparaître devant Lui.

Car il nous faut garder toujours présent à l'esprit, que le jour du jugement viendra pour chacun de nous comme un voleur, c'est là une certitude qui m'habite depuis ma plus tendre jeunesse, et qui loin de nous être un handicap, doit nous être un invitation à devenir des saints.

Certain que nous comparaitrons un jour devant Dieu, préparons-nous dès aujourd'hui à cette Rencontre!

Je l'ai certainement déjà évoqué, il y a ce passage de la vie de Thérèse d'Avila, décisif dans sa vie, sa rencontre du Christ souffrant.

Saisie par les souffrances du Christ, Thérèse va en être à ce point bouleversée, qu'elle prendra conscience de son abandon du chemin d'oraison. Elle prendra conscience que c'est Jésus qu'elle afflige, elle prendra conscience qu'il y a quelque chose de cassé dans sa relation d'amour au Christ! T

Thérèse reprend alors l'oraison, c'est aussi le début d'un chemin de conversion.

Il y a de nombreux signes dans nos vies qui, si nous savons les lire dans l'Esprit, sont autant d'invitation du Seigneur à lui demeurer fidèles, à lire son action dans nos vies, à lire son action providentielle qui agira bientôt pour nous.

Autant de signes qui nous sont autant d'illustrations de sa Providence, de son Amour qui veille sur nous, autant de signes qui nous sont autant d'invitations à la confiance.

Demeurons donc fidèles à cet Amour que le Christ a pour nous, à cette Alliance qu'Il veut sceller avec nous.

Devenons les témoins et les messagers de cette Bonne Nouvelles que nous sommes aimés d'un Amour qui nous dépassera toujours, d'un Amour qui est inscrit au plus profond de nous, qui nous précède de toute éternité.


Chers frères et sœurs, je vous ai demandé il y a quelques jours de prier pour des jeunes qui devaient être baptisés et célébrer leur première communion.

Je voudrais rendre grâce pour vos prières, et vous demander de les poursuivre. 

Le Seigneur se sert parfois de tels évènements pour en faire des temps de mission, et c'est l'occasion de très belles choses!.

Soyez bénis!


Amen.



La christologie de Ste Thérèse d'Avila


La christologie de Ste Thérèse d'Avila



Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Publié dans

Publications précédentes

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader