Jour 4 - Paix et Réparation

Jour 4 - Paix et Réparation


Signe de Croix

Invocations préliminaires
- Notre-Dame, venez à notre aide
- Défendez-nous puissamment de la main de l'ennemi.

- Comme au jour où vous salua Gabriel
- Que votre Coeur nous obtienne la Paix de Dieu.

- Ô ma Mère du Ciel,
- Donnez-moi votre enfant, Jésus.

Extrait des Ecritures Saintes : Cantique de Tobit (Tb 13, 9-18)
Le Cantique d'action de grâces de Tobit, Juif exilé réduit à la misère que Dieu relève, annonce le Magnificat de Marie. L'œuvre de Dieu se fait dans l'histoire au milieu d'une lutte sans répit contre le péché qui s'insinue. En Jésus par Marie, qui est le "sanctuaire relevé" et inviolable au cœur de l'Eglise, Jérusalem, la réparation est donnée; mais on doit aussi s'y associer par le cœur et par l'action.  

"J'exalterai mon Dieu, le Roi du ciel ; mon âme se réjouit de sa grandeur. Que tous lui rendent grâce à Jérusalem et qu'ils disent :

Jérusalem, ville sainte, Dieu va te frapper pour les œuvres de tes fils, mais de nouveau il aura pitié des fils des justes.

Rends toute grâce au Seigneur et bénis le Roi des siècles ! Qu'il relève en toi le sanctuaire,

Qu'il réjouisse en toi les exilés, qu'il aime en toi les malheureux, pour les siècles sans fin.

Une lumière brillante brillera jusqu'aux limites de la terre. De loin, viendront des peuples nombreux vers ton nom qui est saint, les mains chargées de leurs offrandes pour le Roi du ciel. Les générations des générations t'empliront d'allégresse, et le nom de l'Élue restera pour les siècles. 

Maudits soient tous ceux qui te menaceront, maudits soient tous ceux qui te détruiront ou raseront tes remparts, tous ceux qui abattront tes tours et mettront le feu à tes maisons. Mais bénis soient tous ceux qui te respecteront, à jamais !

Réjouis-toi, exulte, à cause des fils des justes : tous rassemblés, ils béniront le Seigneur éternel. Heureux ceux qui t'aiment : ils se réjouiront de ta paix.

Heureux tous ceux qui s'affligeront sur toi à cause de toutes tes épreuves : en toi ils se réjouiront, ils prendront part à ta joie pour toujours. Mon âme, bénis le Seigneur, le Grand Roi : il bâtira, dans Jérusalem, sa maison pour les siècles ! heureux serai-je, s'il reste quelqu'un de ma descendance pour contempler ta gloire et célébrer le Roi du ciel. [...]

Ses portes retentiront de chants de joie, et ses demeures diront : « Alléluia ! Béni soit le Dieu d'Israël ! » Que les bénis de Dieu bénissent le Nom très saint, pour les siècles et à jamais !"
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Commentaire : Picpus, sanctuaire de réparation

Ces honneurs et cette confiance accordés à Notre-Dame de Paix se poursuivent jusqu'aux troubles de la Révolution française, en 1789.

A ce moment, le nouvel Etat essaie d'abord de contrôler l'Église en faisant jurer aux évêques et prêtres fidélité à la constitution. Une partie refuse : ils entrent en clandestinité et sont poursuivis. Mais au-delà de l'institution et des ministres, la réalité spirituelle à laquelle envoie l'Église gêne. Les éléments visibles du culte sont attaqués, les églises utilisées comme entrepôts, écuries, poudrières… les ordres religieux sont interdits, les monastères vidés deviennent des prisons. Devant les destructions et l'instabilité, on cache la statue de Notre-Dame de Paix.
Durant toute la période qui va jusqu'à 1806, elle demeure hors de portée, comme la paix, parce que l'on vient de déclarer la guerre à Dieu.


EN 1806, les choses étant plus calmes, on décide finalement de la confier, non pas au couvent des Capucins qui avaient été chassés, mais à une nouvelle congrégation, surgie clandestinement pendant la Révolution : celle des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie et de l'Adoration perpétuelle du Très-Saint Sacrement de l'autel. Les sœurs, sous la conduite d'Henriette Aymer de la Chevalerie (dite « la Bonne Mère) sont installées dans l'Est parisien, à Picpus. Elles pratiquent l'adoration réparatrice perpétuelle et ouvrent des écoles gratuites pour les filles dans les quartiers pauvres.

Le lieu qu'elles occupent, ancien couvent des Augustines, n'est autre que l'endroit où furent jetés les corps des guillotinés durant les derniers mois de la Terreur. On compte parmi les victimes les bienheureuses carmélites de Compiègne.
Les sœurs des Sacrés-Coeurs prient pour les défunts, mais surtout pratiquent la réparation pour les vivants pris dans les ruines de la société, pour ceux qui rejettent Dieu ou qui, indifférents à Lui, s'enfoncent dans le malheur. Elles intercèdent jour et nuit pour que la Paix déjà donnée en Jésus-Christ soit vraiment enracinée dans les cœurs et que les efforts de leurs frères missionnaires soient fructueux.

Lorsque la statue de Notre-Dame de Paix arrive à Picpus, le 6 mai 1806, au chant du Salve Regina, Henriette Aymer déclare « Un jour, nous devrons notre conservation à cette sainte Image ». On peut certes appliquer cette prophétie aux nombreuses fois où Picpus fut prise dans la tourmente des révolutions et des guerres du XIXe-XXe s, dont les sœurs sortent toujours sauves. On peut aussi penser que la Sainte Vierge, Reine de la Paix, est celle qui obtient la prospérité spirituelle pour faire fleurir les vocations religieuses, signes vivants de l'Alliance avec le Seigneur. Son Fiat virginal acquit simultanément la paix au monde et fit germer dans l'humanité la consécration religieuse.


Bref temps pour méditer sur les textes

Présenter ses intentions personnelles à Notre-Dame

Notre Père, 3 Je vous salue Marie, Gloire soit au Père

Prière de la neuvaine

Amen!

"Guardava todas essas coisas no seu coração e pensava muito nelas". Lucas 2:19

"Que as suas conversas sejam sempre agradáveis e de bom gosto, e que vocês saibam também como responder a cada pessoa". Colossenses 4:6

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Neuvaine à Notre-Dame de Paix