9aine à Notre-Dame du Saint Sacrement — 2ème jour : Très Sainte Vierge

9aine à Notre-Dame du Saint Sacrement — 2ème jour : Très Sainte Vierge

Présentation générale de la Neuvaine à Notre-Dame du Saint-Sacrement : 26 mai - 3 juin 2018

À 17 ans, Pierre-Julien apprend par hasard la mort de sa mère, survenue le 5 août 1828.
Il est alors pendant une année volontaire à l’hospice Saint-Robert, près de Grenoble,
afin d’aider l’aumônier, le Père Desmoulins, en échange de leçons de latin, pour devenir prêtre.


Dans cet extrait de La Grande Retraite de Rome, à 54 ans, il revient sur cet épisode.
Puis il médite sur la Compassion de la Très Sainte Vierge en ce vendredi
de la 2ème semaine de Carême, où la Liturgie commémorait
Notre-Dame de la Compassion
 (ou Notre-Dame des Sept Douleurs).

Très sainte Vierge

J'ai médité sur l'amour de la très sainte Vierge sur moi, depuis mon enfance. J'ai béni Notre-Dame du Laus – et le jour où je la pris pour ma mère, lors de la mort de ma pauvre mère ! Et depuis, que de grâces !

   Je lui demandais à ses pieds dans la chapelle de Saint-Robert, d'être prêtre un jour ! Comme elle m'a mené par la main, toute seule, au sacerdoce ! puis au très saint Sacrement.
   Oh ! qu'elle a été bonne pour moi, la très sainte Vierge. J'en ai pleuré de tendresse – mais aussi de peine de l'avoir si peu aimée, surtout depuis le très saint Sacrement. J'aurais dû faire cent fois plus !

    J'ai bien remercié Notre Seigneur de me l'avoir donnée pour mère, de m'avoir donné ses droits sur son cœur.

    Je me suis bien promis de la prier davantage et d'honorer en ce jour ses douleurs.

Compassion de la très sainte Vierge

J'ai suivi avec grande émotion de cœur la très sainte Vierge dans ses douleurs, dans sa participation à toutes les souffrances de la passion de Notre Seigneur son divin Fils, le voyant par la lumière de sa grâce au jardin des Olives et partageant sa prière, sa tristesse, son agonie. Il y avait tant de sympathie de vie et d'amour entre ces deux cœurs !
   Puis, elle le voit trahi par Judas, abandonné de tous, renié par Pierre, seul devant ses juges, souffleté indignement, traité comme un bouffon, Pour se moquer de lui – pour cracher sur lui [cf. Mc 10,34; Lc 18,32]. Pauvre mère, qu'elle dut souffrir de tant d'abandon ! Pas un défenseur, pas une âme qui ose le reconnaître et le défendre !
   Puis saint Jean vient lui dire les diverses phases de la passion de Jésus, en prison chez Caïphe, puis conduit à Pilate, de là à Hérode qui le traite comme un insensé.
   Elle est venue, cette douloureuse mère, sur la place du Prétoire. Elle entend les coups de la flagellation. Elle voit Jésus à côté de Barabbas, sur l'ambon du Prétoire. Elle entend l'Ecce homo [Jn 19,5], et les cris féroces de À mort! Crucifie-le! [Jn 19,15].    Pauvre mère ! Elle n'a que des larmes à lui donner… Elle le suit au Calvaire. Elle le rencontre : leurs yeux, leurs cœurs, leur douleur s'unissent au même sacrifice.
   Le voilà sur le Calvaire. Marie le voit dépouillé inhumainement, brutalement. Puis elle le voit étendu par terre sur la croix. Puis elle entend les coups de marteaux, qui crucifient ses mains et ses pieds. Elle le voit. Elle aussi est crucifiée. Le contrecoup fait stigmate.
   Elle le suit quand on élève la croix. Et à peine est-elle plantée, que la voilà courageuse contre tout obstacle, elle arrive au pied de la croix de Jésus. Là, elle le contemple dans un océan de douleurs, Car il est grand comme la mer, ton brisement [Lm 2,13].
   Elle suit chacune de ses douleurs. Son âme est figée dans les plaies de Jésus. Pauvre mère ! plus forte que la mort, mais plus douloureuse que toutes les morts.
   Elle entend chaque parole de Jésus. Elle voit couler son sang, et sa vie s'épuiser. Elle entend le cri de sa soif et ne peut le soulager, – son cri d'abandon, même du Père céleste. Puis, elle entend sa dernière parole : “C'est achevé”, et inclinant la tête, il remit l'esprit. [Jn 19,30].
   Le voilà mort, son Jésus. Que fera Marie sa mère ? Elle agonisera de douleur et d'amour. Elle recevra son corps sacré. Elle l'embrassera comme mère. Elle l'adorera comme disciple. Elle l'ensevelira comme la veuve de Naïm [?] son fils unique.
   Puis elle pleurera. Elle repassera les douleurs de Jésus. Elle refera son chemin de croix, le soir du vendredi, le samedi, jusqu'au dimanche matin.

Saint Pierre-Julien Eymard (La Grande Retraite de Rome, 17 mars 1865 — NR 44,109)

Prions

Notre-Dame du Très Saint Sacrement,
Mère et Modèle des adorateurs,
priez pour nous qui avons recours à vous.

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— Prions pour les vocations de Pères,
de Religieux et de Servantes de la Congrégation du Saint-Sacrement.
— Prions aussi pour les 5 nouveaux Agrégés de la branche laïque de la congrégation,
la Fraternité Eucharistique de Colombier-Saugnieu, près de Lyon,
rattachée à la communauté du Cénacle Saint-Joseph.
— Solange, Denise & Gabriel, Bernard & Marie-Louise
énonceront leur promesse d'engagement ce 2 juin, en la veille de la Solennité du Saint-Sacrement. 

— Prions aussi pour le Chapitre provincial de la congrégation qui aura lieu en Hollande, du 4 au 8 juin.
Que l'Esprit Saint descende sur les Pères du Saint-Sacrement & que le saint fondateur intercède pour la création d'un nouveau statut de célibataire consacrée du Très Saint-Sacrement, que je demande pour moi-même. (Jehanne Sandrine)

Tomo un minuto para meditar todas estas cosas en mi corazón (Lucas, 2:19)

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"Que sus conversaciones sean siempre agradables y oportunas, a fin de que sepan responder a cada uno como es debido". Colosenses 4:6

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Saint Pierre-Julien Eymard – Prophète de l'Eucharistie