Jour 8 - La Paix, fumée dont le sacrifice est le feu

Jour 8 - La Paix, fumée dont le sacrifice est le feu

Signe de Croix

Invocations préliminaires

- Notre-Dame, venez à notre aide
- Défendez-nous puissamment de la main de l'ennemi.
- Comme au jour où vous salua Gabriel
- Que votre Coeur nous obtienne la Paix de Dieu.

- Ô ma Mère du Ciel
- Donnez-moi votre enfant, Jésus.


Extrait des Ecritures Saintes : de la Lettre de Saint Paul aux Romains (Rom 12, 1-2 ; 9-12 ; 15-21)
La prière continuelle, le zèle pour Dieu et la charité pour le prochain, ainsi que le sacrifice de soi à chaque instant sont, dès l'origine du christianisme, le secret de la paix.

« Je vous exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c'est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte.
Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.
Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien.

Soyez unis les uns aux autres par l'affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l'Esprit, servez le Seigneur, ayez la joie de l'espérance, tenez bon dans l'épreuve, soyez assidus à la prière. 

Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent.

Soyez bien d'accord les uns avec les autres ; n'ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous fiez pas à votre propre jugement.

Ne rendez à personne le mal pour le mal, appliquez-vous à bien agir aux yeux de tous les hommes. Autant que possible, pour ce qui dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.

Bien-aimés, ne vous faites pas justice vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu. Car l'Écriture dit : C'est à moi de faire justice, c'est moi qui rendrai à chacun ce qui lui revient, dit le Seigneur.

Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire : en agissant ainsi, tu entasseras sur sa tête des charbons ardents. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien. »


Commentaire : Picpus et Fatima, la Paix par le Cœur de Marie

Deux cents onze ans après l'arrivée de Notre-Dame de Paix à Picpus, en lien avec le rétablissement de l'Église en France par la réparation, la Sainte Vierge se manifeste à Fatima, au Portugal, à six reprises entre le 13 mai et le 13 octobre 1917.
La première guerre mondiale fait rage ; mais c'est d'un péril plus grave et insidieux que la Mère de Dieu vient avertir son peuple. Déjà, l'année d'avant, elle s'était fait précéder d'un ange qui s'était présenté comme l'ange de la Paix, et leur avait appris cette prière :

« Mon Dieu je crois, j'adore, j'espère et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne vous aiment pas ! »
en ajoutant :
« Priez ainsi ! Les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos supplications ».

Se rendant visible à Lucie, Jacinthe et François, trois petits bergers, la Dame de Lumière ne dit son nom - Notre-Dame du Rosaire - qu'à la dernière apparition, au cours d'un miracle solaire vu par les dizaines de milliers de personnes rassemblées le 13 octobre.

Or à chacune de ses apparitions, elle parle de la paix. Mais elle explique qu'elle n'adviendra que par la prière du chapelet et le sacrifice.
Ces pratiques ne sont pas seulement liées à la fin d'une guerre, mais à la fin de la seule véritable guerre, le salut des âmes et la conversion des pécheurs. 

Nous savons que le Christ nous demande de nous convertir pour recevoir le pardon de Dieu et sa paix. Mais ici, le commandement « tu aimeras ton prochain comme toi-même » prend toute son ampleur : il ne s'agit pas de faire son salut, mais de donner son temps, son cœur, et tout son être pour le salut de chacun, comme l'a fait Jésus-Christ. 

La méditation du Rosaire nous renvoie à la vie de Jésus-Christ, par laquelle notre propre vie prend son sens, et par laquelle nous sommes rachetés. Le sacrifice (renoncer à un bien légitime pour l'offrir à Dieu et le préférer à tout, ou accepter avec confiance une difficulté ou une souffrance), nous décentre quant à lui de notre existence individuelle et nous met entre les mains de Dieu, comme le Christ sur la Croix et Marie à l'Annonciation.

Nous ne sommes pas tous appelés à prêcher, mais tous, nous sommes appelés à nous unir au sacrifice du Christ dans notre quotidien et à croître spirituellement dans la prière. Ces actions n'ont pas une portée individuelle de bien-être, mais de transformation du monde par les Cœurs de Jésus et Marie. N'est-il pas dit au psaume 8 que la louange dans la bouche des tout-petits est un rempart contre l'Adversaire, où il se brise dans sa révolte? Tenons-nous, nous aussi, le cœur humble dans la prière du chapelet et l'offrande de chaque instant, qui nous rendent disponibles à l'action de l'Esprit au quotidien et obtiennent des bénédictions secrètes de paix pour le monde.

Bref temps pour méditer sur les textes

Présenter ses intentions à Notre-Dame

Notre Père, 3 Je vous salue Marie, Gloire soit au Père

Prière de la neuvaine

Amen!

Tomo un minuto para meditar todas estas cosas en mi corazón (Lucas, 2:19)

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"Que sus conversaciones sean siempre agradables y oportunas, a fin de que sepan responder a cada uno como es debido". Colosenses 4:6

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Neuvaine à Notre-Dame de Paix