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Intentions

A qui embrassera cette dévotion, je promets le salut.

A qui embrassera cette dévotion, je promets le salut.

       Le titre est extrait de l'annonce de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, élément principale de l'apparition du 13 juin 1917

         L'image (détail de la statue du Cœur Immaculé de Marie au carmel de Coïmbra ) représente l'attitude de Notre Dame montrant aux enfants son Cœur entouré d'épines pendant les instants ou Elle les illumina comme lors de la première apparition. Notre Dame aura une attitude très voisine lorsqu'a Pontevedra Elle montrera son Cœur à sœur Lucie, mais son autre main sera posée sur l'épaule de la religieuse.  

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            Ce vendredi 11 juin L'Eglise fête le Sacré-Cœur de Jésus. Nous en avons parlé dans notre précédente publication. (https://hozana.org/publication/123959-si-l-on-divise-les-especes-il-est-present-dans-un-fragment )

            Le samedi 12 juin est le premier samedi qui suit cette fête ; Depuis la réforme liturgique de 1969, l'Eglise fête le Cœur Immaculé de Marie en ce samedi particulier.

             Nous pouvons avoir l'habitude d'honorer le samedi en assistant à la messe ce jour. En tant que membre de cette communauté de Hozana centrée sur la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, si nous le pouvons, nous essayerons de nous organiser pour assister à la messe ce samedi si particulier en nous souvenant du motif annoncé par le pape Pie XII lorsqu'il institua cette fête le 4 mai 1944 et la plaça le jour octave de l'Assomption en vu d'obtenir ‘' "la paix des nations, la liberté de l'Église, la conversion des pécheurs, l'amour de la pureté et la pratique des vertus ‘'

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            13 Juin   Anniversaire de la seconde apparition de Notre Dame à Fatima.  (1100 mots).   (C'est aussi l'anniversaire de la demande de consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie en 1929 à Tuy)

            Nous avons vu dans notre dernière publication que pour combattre la froideur du jansénisme, Notre Seigneur nous avait donné les bienfaits de son Cœur Sacré. Pour combattre les effets du matérialisme athée que la Russie allait répandre dans le monde, Notre Seigneur nous a donné le Cœur Immaculé de sa Mère et a chargé Lucie de le faire savoir. Notre Dame a choisi le mois du Sacré-Cœur pour annoncer au monde cette décision à Lucie. Après avoir annoncé à Jacinthe et à François qu'Elle les emmènerait bientôt au Ciel, Elle s'est adressée à Lucie en lui disant : ‘'Tu resteras ici pendant un certain temps. Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. A qui embrassera cette dévotion, je promets le salut, ces âmes seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par Moi pour orner son trône.'' 

            Notre Dame annonce en Juin 1917 que le premier effet de cette dévotion est le salut personnel. Elle attendra le mois de Juillet pour montrer la puissance de ce Cœur Immaculé. (Début de la seconde partie du secret) ‘'Si on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d'âmes se sauveront ‘' Donc ce salut personnel peut s'étendre à un grand nombre d'âmes et ce Cœur Immaculé sera capable d'empêcher la seconde guerre mondiale qui va venir et également de convertir tout un peuple. Les conditions à remplir ne l'ayant pas été à temps, il n'est resté à ce jour que le salut personnel par la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois que nous essayons de promouvoir par ces publications sur Hozana.

            Ce jour 13 juin 1917, au Portugal, on fêtait saint Antoine qui était le patron de la paroisse de Fatima. La nouvelle de l'apparition du 13 mai s'était répandue aux alentours. 2 ou 3 jours après l'apparition, le père de Lucie en avait parlé au mari de Maria dos Santos Carreira, (surnommée Maria de la Capelinha) alors qu'ils travaillaient ensemble. ‘'Si tu veux savoir, lui dit-il, Antoine m'a raconté que Notre Dame était apparu à la Cova da Iria, à sa fille et à 2 des enfants de sa sœur Olimpia . Notre Dame a parlé avec eux et leur a promis de revenir là tous les mois jusqu'en octobre'', Maria Carreira décida qu'elle irait sur place ce jour disant :''Si on disait que le roi passe par là, personne ne resterait à la maison, et tout le monde chercherait à le voir. On dit que Notre Dame vient là, et nous ne ferions rien pour aller la voir ?'' Son mari ne trouva rien à redire.

            Ce jour les enfants conduisirent leurs troupeaux tout près de chez eux (aux Valinhos) pour être libre à temps pour aller à la Cova da Iria. Ils mirent leurs habits du dimanche et Lucie alla seule d'abord à Fatima pour parler à des compagnes qui avaient fait leur communion la même année qu'elle. Elles furent environ 14 qui l‘accompagnèrent à la Cova da Iria, abandonnant les préparatifs de la grande fête patronale. Ce groupe fut rejoint par d'autres personnes qui venaient de loin (jusqu'à 20 Km) et cherchaient à rencontrer les enfants pour les conduire au lieu des apparitions.

            Maria Carreira vint avec son fils Jean, estropié. Comme la cinquantaine de personnes sur place, elle ne vit rien, mais entendit Lucie parler, et en réponse, perçut comme le bourdonnement d'une abeille. Par contre à la fin de l'apparition, tous entendirent ce bruit particulier, comme le souffle d'un feu d'artifice. Elles virent le petit nuage au-dessus du chêne vert et constatèrent que certaines branches supérieures étaient pliées, comme si elles avaient été foulées par quelqu'un. Le petit groupe récita ensuite sur place les litanies de la sainte vierge, puis se rendit à Fatima en récitant le chapelet avec les enfants. Ils y arrivèrent alors que la procession était déjà sortie de l'église. ‘'Beaucoup regrettèrent de ne pas avoir été sur place,'' raconta plus tard Maria Carreira au père de Marchi, (Livre ‘'Témoignage sur les apparitions'', première édition en portugais en 1944) et l'on comprend qu'au 13 juillet suivant 2 à 3000 personnes s'y rendirent. Cette foule piétina les cultures sur place et Lucie fut rendue responsable par ses sœurs de cette perte définitive pour la famille. Quelques jours après, le père de Lucie constata ces destructions avec elle. ‘' Qu'est-ce que les gens viennent faire ici ? lui demanda-t-il : Ils viennent dire le chapelet et ils veulent tous que je le dise avec eux. Alors dit mon père : récite le aussi avec moi. Oui, je vais le réciter. Mon père se mit à genoux avec moi devant le petit chêne vert et nous avons récité le chapelet. Cette matinée, Lucie le récita de nouveau à 2 reprises, avec 2 groupes de pèlerins rendus sur place. A midi, mon père précisa à ma mère qu'on ne pourrait compter sur rien à la Cova da Ira et il ajouta : ‘'Si c'est Notre Dame qui apparaît la bas, Elle nous aidera''. Si seulement c'était Notre Dame ; c'est plutôt le diable qui s'est introduit dans la maison répliqua son épouse Maria Rosa reprenant les idées que son curé lui avaient dites peu après l'apparition du mois précédent ‘'Et si c'était le diable ‘'. Jusqu'à sa mort le 16 juillet 1942, Maria Rosa ne crut jamais parfaitement que sa fille avait vu la sainte Vierge, ne se jugeant pas digne d'un tel privilège. (Vème mémoire de sœur Lucie) 

            Le récit complet de cette apparition est à retrouver avec le lien   https://hozana.org/publication/9942-seconde-apparition-de-notre-dame-a-la-cova-da-iria-mercredi-13-juin-1917  L'image qui orne la publication de ce lien est celle de la statue de Notre Dame du carmel de Coïmbra. La statue a été sculptée et offerte à sœur Lucie par José Ferreira Thedim, pour son entrée au carmel le 25 mars 1948, le jeudi saint. Le sculpteur est celui-là même qui réalisa la statue de la Capelina presque 30 ans plus tôt, avec les indications de Lucie. L'auréole de Notre Dame est formée par les mots ‘' Mon Cœur Immaculé sera ton refuge ‘'. La photo a été prise sur place au carmel de Coïmbra, en septembre 2015 en présence de votre serviteur.

            Nous retiendrons de cette apparition la première annonce au monde de la volonté divine d'établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Ce fut son Fils Jésus qui voulut que sa Mère soit honorée dans le monde entier sous ce vocable auquel il donna de très grands pouvoirs de salut. Ce fut aussi la première fois que, dans la lumière avec laquelle Elle les illumina quelques instants, Notre Dame leur montra un cœur entouré d'épines qui semblaient s'y enfoncer. C'est à l'apparition du 13 juillet qu'Elle leur demandera d'offrir à Jésus des sacrifices pour la conversion des pécheurs et la réparation des péchés commis contre son Cœur Immaculé. Puis annoncera, dans le texte de la seconde partie du secret, que la dévotion annoncée était principalement ‘'réparatrice''. Elle terminera ce secret avec une prière adressée à Jésus. ‘' O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés……''  

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            16 Juin  Il y a 100 ans Lucie quittait Fatima (800 mots)

            Le 5 août 1920, Mgr da Silva avait pris possession du diocèse de Leiria rétablit 12 ans auparavant. Dans un long entretien qu'il eut peu après avec le chanoine Formigao il évoqua notamment l'envoi de Lucie dans un internat. Il choisit le collège des sœurs Dorothées à Vilar, près de Porto ou il avait été aumônier, car elle n'y était pas connue du tout. Il exposa sa décision au printemps suivant à Lucie qui aurait préféré être à Lisbonne ou sa scolarité était presque organisée, ce qu'elle nous confia dans son sixième mémoire écrit en 1993. Sa mère obtint de la conduire elle-même à Leiria ou une personne l'accompagnerait pour prendre le train en début d'après-midi pour Porto. Le départ fut fixé le 16 juin 1921 au matin. ‘'La veille du départ, raconte Lucie, le cœur étreint d'émotions et de regrets, j'allais faire mes adieux à tous les lieux qui nous étaient chers, bien certaine de les fouler pour la dernière fois : le ‘'Cabeço'' , le rocher, ‘'les Valinhos'', l'église de la paroisse ou le bon Dieu avait commencé pour moi l'œuvre sa miséricorde (Lors de sa première communion presque 10 ans avant), le cimetière où je laissais les restes mortels de mon cher père et de François que je ne pouvais oublier. Je fis mes adieux à notre puits….''

            ‘'Le lendemain, sans avoir dit adieu à personne, comme le lui avait recommandé Mgr da Silva, (même pas à son amie Maria Carreira), à deux heures du matin accompagnée de ma mère et d'un pauvre travailleur appelé Manuel Correia qui se rendait à Leiria, je me mis en chemin emportant avec moi mon secret inviolable. Nous passâmes par la Cova da Iria pour y faire mes derniers adieux. Je récitais là, pour la dernière fois mon rosaire, et, tant que je pus apercevoir lieu, je me retournais comme pour dire un dernier adieu à la Cova da Iria.''

            Souvenons-nous que le 13 mai 1917, Notre Dame avait dit aux enfants : ‘'Je suis venue vous demander de venir pendant six mois de suite, le 13, à cette même heure. Ensuite, je vous dirai qui je suis et ce que je veux. Après, je reviendrai encore ici une septième fois'' Sœur Lucie ne parla jamais dans ses mémoires de cette ‘'septième fois''. Lorsqu'elle revint à Fatima en mai 1946, sœur Lucie confiera au chanoine Galamba que Notre Dame lui avait fait la grâce d'une nouvelle apparition. Elle l'avait vu une nouvelle fois, au bas de la petite pente ou se dresse le perron, en face de l'Eglise. Elle ne lui avait rien dit ;   mais, conclût le chanoine : ‘' Cette vision, en ce lieu et en ce jour, lui remplit l'âme de force pour porter avec amour la croix que l'Epoux divin posait sur ses épaules »

            Dès son arrivée à l'institut, le lendemain, la directrice lui renouvela les consignes de Mgr da Silva : ‘' Quand on vous demandera comment vous vous appelez, vous répondrez : Je m'appelle Maria das Dores. –Oui, madame la directrice. – Quand on vous demandera de quel village vous êtes, vous répondrez : des environs de Lisbonne. – Oui, Madame la directrice. – Jamais vous ne direz rien à personne au sujet de ce qui s'est passé à Fatima. Vous ne demanderez rien, vous ne répondrez rien. – Oui, madame la directrice. – Vous n'irez pas en promenade avec les autres filles, et vous ne direz pas non plus pourquoi vous n'y allez pas. Vous avez entendu ? – Oui Madame la directrice.''

            Lucie avouera plus tard combien l'abandon de son prénom de baptême lui fut pénible : « J'eus une grande peine, dira-t-elle, de ne pas être nommé Maria de Jésus au lieu de Maria das Dores, puisque je m'appelais déjà Lucie de Jésus. »

            Sans doute à la demande de son confesseur, le 13 mai 1936, elle rédigea la liste des principales dates de sa vie. Elle précisa que le 26 août 1923, le jour de son entrée chez les ‘'Filles de Marie'', Notre Dame vint la visiter : ‘'Elle me dit qu'elle acceptait d'être ma vraie Mère du ciel, puisque j'avais quitté celle de la terre pour son amour. Elle me recommanda de nouveau la prière et le sacrifice pour les pécheurs, en disant qu'un grand nombre se damnait parce qu'il n'y avait personne qui prie et ce sacrifice pour eux''  (Ce qu'Elle avait déjà dit à l'apparition du 19 aout 1917 aux Valhinos) 

            C'est en 1924 qu'elle s'absentera quelques jours pour réponde aux questions de la commission d'enquête sur les apparitions, lancée par Mgr da Silva. Les apparitions ne seront reconnues officiellement qu'en 1930, alors que la construction de la basilique avait commencé en 1928.

            Lucie quitta Vilar pour Pontevedra ou elle arrivera le 25 octobre 1925. C'est pendant cette période de noviciat que Notre Dame et l'Enfant Jésus lui apparurent le 10 décembre 1925 pour lui exposer en quoi consistait la dévotion réparatrice annoncée le 13 juillet 1917.

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            26 Juin  Anniversaire de la publication de la dernière partie du secret de Fatima. ….(1400 mots)

            A l'occasion du vingtième anniversaire de cette communication, nous avons publié l'an dernier un extrait du dossier du Vatican concernant les 3 parties du secret communiqué aux enfants le 13 juillet 1917. (https://hozana.org/publication/90091-o-mon-jesus-pardonnez-nous-preservez-nous-du-feu-de-l-enfer )

            Nous avons vu le 30 avril dernier que ce dossier s'appuyait sur le texte du troisième mémoire (31/08/41) et non pas sur le plus récent, le quatrième (8/12/41) qui en diffère principalement par les rajouts à la fin du texte que voici.

 ‘' Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, etc... Ceci ne le dites à personne. À François, vous pouvez le dire. Lorsque vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère : « O mon Jésus pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l'enfer ; emmenez au Paradis toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin..''.

            Ces propos de Notre Dame n'ont donc pas été portés à la connaissance de la presse mondiale, et en particulier aux catholiques qui ne connaissaient pas beaucoup les apparitions de Fatima. Je regrette particulièrement que la prière à dire après chaque dizaine du chapelet n'ait pas été diffusée, car elle résume bien le message de Fatima. Dans ces propos non diffusés le 26 juin 2000, nous trouvons:  

            - Tout d'abord une affirmation sur le devenir de la foi au Portugal, comme pour rassurer les enfants sur l'avenir de leur patrie. Sœur Lucie a résumé la suite de ce début de phrase par ce petit mot de  ‘'etc….''montrant qu'elle ne voulait pas en écrire plus.

            - La recommandation applicable à l'ensemble du secret (visions et paroles de Notre Dame) par le terme ‘'Ceci''. Dès la fin de l'apparition du 13 juillet, la petite Lucie dira à son entourage que Notre Dame leur avait dit un secret. Dans son troisième mémoire, elle écrira que c'était un secret, mais dans ce quatrième mémoire elle citera les paroles de Notre Dame. Les enfants obéiront de façon héroïque à cette recommandation puisqu'ils garderont le silence même sous la menace d'une torture épouvantable : être jetés vivant dans de l'huile bouillante.

            - La précision relative à François montrant que Notre Dame le maintenait volontairement au rang de spectateur privilégié (il avait la vue de Notre Dame et ce qu'Elle montrait aux enfants, mais n'entendait pas ses paroles) et qu'Elle comptait sur Lucie et Jacinthe pour lui communiquer non seulement l'ensemble de ses propos de ce jour, mais ce qu'Elle venait de leur dire concernant le secret (après la vision de l'enfer et la vision publiée le 26 juin 2000).

            - La prière à Jésus, à réciter après chaque dizaine du chapelet. On peut y voir l'insistance de Notre Dame à jouer son rôle de Mère de Dieu en nous demandant de prier son Fils pour Lui faire quelques demandes analogues à celles que venons de faire à Dieu le Père en commençant chaque dizaine :

                        - Demande de pardon (pour nos péchés) ‘'Pardonnez- nous nos offenses….''

                        - Demande de notre salut personnel (ne pas aller en enfer) (‘'Ne nous laissez pas succomber à la tentation, (qui peut nous faire commettre un péché mortel, et si ce dernier n'était pas avoué en confession, il nous conduirait en enfer, à moins d'un acte de contrition parfaite avant notre mort, grâce particulière donnée par l'accomplissement de la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie ))

                        - Demande de salut pour les âmes nécessiteuses de la miséricorde divine (Emmenez au Paradis toutes les âmes.) ‘'Délivrez nous du mal….''

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            La rédaction de cette troisième partie du secret a été évoquée une première fois le 7 octobre 1941 lorsque Mgr da Silva et le chanoine Galamba ont demandé à sœur Lucie de ‘'compléter'' son troisième mémoire. Le chanoine Galamba raconte : ‘'Monseigneur, dites-lui de tout dire, de ne rien cacher''.   …'' Cela je ne l'ordonne pas. Je ne veux pas me mêler de ce qui est secret'' avait répondu l'évêque. Il avait alors donné l'ordre d'écrire ce que nous connaissons dans le quatrième mémoire et sœur Lucie lui dira : ‘' Excepté la partie du secret qu'il ne m'est pas permis pour l'instant de révéler, je dirai tout''.

            En juin 1943, sœur Lucie eut une première alerte sérieuse de santé (pleurésie) qui fut suivie d'une autre en juillet. Mgr da Silva craignait de voir disparaître la dernière voyante de Fatima avant qu'elle n'ait tout révélé. Une entrevue avec sœur Lucie fut organisée en août dans le collège de jeune fille Asilo de Fonseca à Valença do Minho, tout à côté de Tuy ou demeurait la religieuse.

            Pendant que Mgr da Silva s'entretenait avec la supérieure du collège, le ch. Galamba dit soudain à sœur Lucie : ‘'Pourquoi ne révélez-vous pas la troisième partie du secret de Notre-Dame ? Vous pourriez peut-être nous le dire, maintenant ? ‘' Alors Lucie, faisant un geste de la tête vers Mgr Da Silva : ‘'Maintenant, si Mgr le veut, je puis vous le dire ‘'. À la fin de l'entretien le ch. Galamba dit à l'évêque : ‘'Mgr ! Sœur Lucie dit que si vous voulez, elle peut maintenant révéler la troisième partie du secret'' et l'évêque de répondre aussitôt : ‘'Je ne veux rien faire pour cela ! Je ne veux pas m'en mêler'' ‘' Ah ! C'est dommage ! Reprit le chanoine : Dites-lui au moins de l'écrire sur un papier qu'elle vous remettrait dans une enveloppe cachetée !'' L'idée était lancée et Mgr Da Silva en accepta le principe.

            Une rechute sévère de sœur Lucie fit que Mgr da Silva se rendit seul à Tuy le 15 septembre 1943 pour lui proposer, si elle le voulait,  la rédaction de cette dernière partie du secret. L'entretient se déroula à l'infirmerie. Elle écrivit ‘'   Si je voulais, si je trouvais bon d'écrire la partie qui manque au secret, ce ne serait pas pour la publier maintenant, mais pour qu'elle soit écrite'' Sœur Lucie attendait un ordre écrit de Mgr da Silva pour se mettre à la rédaction, car disait-elle : ‘' Il me semble que l'écrire, expliquait-t-elle, c'est déjà en quelque façon le révéler, et je n'ai pas encore l'autorisation de Notre Seigneur pour le faire.…. Je préfère un ordre formel sur lequel je puisse m'appuyer devant Dieu et qui me permette de dire avec sécurité : ‘'On me l'a ordonnée, Seigneur ‘'. Mais ces mots ‘'si la sœur le veut'' me troublent et me laisse perplexe. Elle dira plus loin : ‘'Bien qu'il soit cacheté, (l'écrire) c'est toujours le révéler''   »  

            Mgr da Silva donna cet ordre par écrit mi-octobre 1943 et peu après sœur Lucie écrivit à l'archevêque de Valladolid, Mgr Garcia y Garcia : ‘'On m'a ordonné, décrire la partie du secret révélé par la très Sainte Vierge en 1917, et que je garde cachée, par ordre de Notre Seigneur. On me demande de l'écrire, soit dans les cahiers où l'on m'ordonne de noter mon journal spirituel, soit sur une feuille de papier, et de la mettre sous enveloppe cachetée à la cire.'' 

            Deux mois plus tard, le 24 décembre, ce document n'était pas encore rédigé et sœur Lucie d'écrire à Mgr Garcia y Garcia que ‘'…Plusieurs fois, elle avait voulu obéir, qu'elle s'était assise pour écrire, sans pouvoir le faire. …..Ce mystérieux empêchement n'était pas dû à des causes naturelles ‘'

            C'est la publication du cardinal Bertonne qui a levé le doute sur la date exacte de la mise par écrit de ce qui avait été demandé : Sœur Lucie a daté du 3 janvier 1944 le document publié aux journalistes le 26 juin 2000. Au 9 janvier suivant, elle écrivit à Mgr da Silva : ‘'j'ai écrit ce que vous m'avez demandé ; Dieu a voulu m'éprouver un peu, mais finalement c'était bien cela sa volonté : (le texte) est cacheté dans une enveloppe et celle-ci est dans les cahiers. ‘'

            C'est Mère Cunha Mattos, supérieure de sœur Lucie à Tuy qui précisa par une lettre écrite au chanoine Martin dos Reis que Notre Dame était apparue à la religieuse le 2 janvier pour lui dire de mettre par écrit ce qui lui avait été demandé. Le chanoine publiera une photo de l'infirmerie de Tuy avec ce commentaire : ‘'Infirmerie de Tuy. Dortoir ou demeurait sœur Lucie : au fond, son modeste lit de fer, contre le mur, devant lequel Notre-Dame lui apparut pour lui dire d'écrire le fameux secret, conformément à ce qu'on lui demandait. » Ce que la supérieure de sœur Lucie ne précise pas, c'est que c'est très probablement lors de cette apparition que Notre Dame exprima sa volonté de faire connaître ce document au plus tard en 1960, Lucie précisant elle même qu'à ce moment ‘'Il apparaîtrait plus clair''. Rappelons que c'est dans la chapelle de Tuy que sœur Lucie reçu le 13 juin 1929 la visite de Notre Dame lui précisant que le moment était venu de consacrer la Russie à son Cœur Immaculé.

            Sœur Lucie attendra longtemps le moment favorable pour transmettre les cahiers contenant  l'enveloppe cachetée à Mgr da Silva, en toute sécurité, tant ce que contenaient ces documents était important. (2 mois d'empêchement sans cause naturelle, une apparition de Notre Dame levant l'ordre de Notre Seigneur de le tenir caché, 6 mois d'attente pour avoir un porteur digne de confiance pour les remettre à Mgr da Silva à qui elle avait déjà remis les deux premières parties du secret.)

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            27 Juin : Fête de Notre Dame du perpétuel secours. 

            L'Eglise célèbre ce jour la vénération d'une icône particulière représentée ci-dessous. 

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            L'image comporte les premières lettres de mots grecs permettant d'identifier les archanges Michel (à gauche) et Gabriel (à droite). Notre Dame est désignée comme ‘'Mère de Dieu'' et l'Enfant comme ‘'Jésus Christ'' L'Enfant ne contemple pas sa mère, comme dans les représentations habituelles, mais les instruments de la passion que Lui présentent les 2 archanges. Il cherche le réconfort de sa Mère et montre qu'il accepte cette passion par la sandale qui pend à son pied, (Il était de coutume en Israël de donner sa sandale pour conclure un marché), ici elle signifie l'acceptation de la passion par Jésus, pour racheter l'humanité perdue par le péché originel.

            Cette icone serait parvenue à Rome en 1480. Selon la tradition, elle aurait appartenu à un riche marchand crétois qui, en voyage vers Rome mais se sentant proche de la mort, la confia à un ami. L'épouse de cet ami garda ce tableau qui lui plaisait, jusqu'à ce que la Vierge leur apparaisse pour leur demander d'être placée en la basilique Saint Jean de Latran à Rome. En 1866, le pape Pie IX la confia aux rédemptoristes, qui célébraient sa fête. Notre-Dame du Perpétuel Secours est invoquée aujourd'hui dans la plupart des églises d'occident.

Voici la prière de la collecte de la messe de cette fête :

            Seigneur Jésus-Christ, en Marie, votre Mère, dont nous vénérons l'insigne image, vous nous avez donné une Mère prête à nous secourir perpétuellement : Faites, nous vous en prions, qu'implorant assidûment son assistance maternelle, nous méritions de goûter perpétuellement le fruit de votre rédemption.

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                En cette fête du Sacré-Cœur de Jésus, veille de celle du Cœur Immaculé de Marie, quelques photos inhabituelles pour relater un fait qui s'est déroulé il y a quelques jours à Fatima.

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           Le jour de la fête Dieu, jeudi 3 juin 2021, 4 pèlerins ont quitté le sanctuaire de Fatima pour porter à pied, à St Jacques de Compostelle, une statue de Notre Dame de Fatima. C'est une répétition du prochain pèlerinage qui devrait avoir lieu en 2022, si Dieu le veut, pour porter cette même statue, de Fatima jusqu'à Moscou. Ces pèlerins prennent la suite 

de Mr Lescuyer, dont nous avions signalé en son temps (2017 - 2018) le pèlerinage de Fatima à Moscou, seul, à pied, en mendiant sa nourriture et son hébergement.

Ci-dessous la statue en position de procession sur un brancard, puis en position de transport, Notre Dame ouvrant la route devant les pèlerins.

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            Le 9 juin, nos pèlerins ont été abordés par un haut magistrat de Porto qui a pris le temps de réciter avec les pèlerins un Ave Maria en latin avant de poursuivre sa route en voiture.    

                Joignons nos prières aux leurs tout au long de ce chemin vers St Jacques pour que le pèlerinage de 2022 puisse avoir lieu dans les meilleures conditions.

Take a moment to treasure up all these things and ponder them in your heart (cf Luke 2,19)

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Let your speech always be gracious, seasoned with salt, so that you may know how you ought to answer everyone. Col 4:6

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